Prière

« Oui, ô Marie ! votre nom sublime et admirable est sorti du trésor de la Divinité ; car c’est la sainte Trinité tout entière qui vous a donné ce nom au-dessus de tous les noms après celui de votre divin Fils, et qui l’a enrichi de tant de majesté et de puissance, qu’il faut que, par respect pour ce saint nom, dès qu’il est prononcé, tout genou fléchisse dans le ciel, sur la terre et aux enfers. » Richard de Saint-Laurent

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Souvenez-vous

« Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge Marie, qu’on n’a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance ou réclamé votre secours, ait été abandonné. Animé d’une pareille confiance, ô Vierge des vierges, ô ma Mère, je cours vers vous, je viens à vous et, gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds. Ô Mère du Verbe ne rejetez pas mes prières, mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer. » Amen (St Bernard)

Prononcer le saint et doux Nom de Marie c’est avoir recours à Elle, demander son aide. Elle vient toujours.


 

Ce qu’en disent les saints

Les saints on exprimé leur confiance dans le nom de Marie, ils l’ont fait avec des expressions fortes, comme en raccourci, c’est-à-dire sans expliquer forcément toujours son lien avec le nom de Jésus. Voici plusieurs de ces expressions sur le thème de la protection du saint Nom de Marie :

« O Notre-Dame, par la seule invocation de votre nom tout-puissant, vous mettez vos serviteurs en sûreté, contre tous les assauts de l’ennemis. » (St Germain In Encoenia ss. oedis).

« Au nom de Marie, les démons s’enfuient comme poursuivis par un feu dévorant. Comme la foudre atterre les pauvres humains, ainsi le nom de Marie, comme un tonnerre venu du ciel, prosterne et abat les esprits infernaux. » (Thomas A. Kempis, Sermones ad Novitios, pars III, sermo 4).

« O Marie, que votre nom est glorieux, qu’il est admirable ! Ceux qui ont soin de le prononcer à l’approche de la mort, ne redoutent point les puissances infernales, car les démons ne peuvent entendre une âme s’écrier : Marie, Marie ! sans aussitôt prendre la fuite […] Les ennemis visibles, craignent moins une puissante armée que les esprits de ténèbres ne redoutent le nom et la protection de Marie. » (St Bonaventure Psalterium B. V., pars. CX. Speculum B.M.V., lect. II).

« Que Votre nom est glorieux, ô sainte Mère de Dieu !, qu’il est glorieux, ce nom qui a été la source de tant de merveilles ! » (saint Bonaventure)

« Personne ne peut le prononcer dévotement sans en retirer quelque faveur. » (St Bonaventure Speculum B.M.V., lectio 9).

« Ce n’est pas seulement la Vierge en personne que les démons redoutent, son nom seul les frappe de terreur. » (St Bernard, Trisagium Marianum, lib. III).

« Au nom de Marie, l’Église fléchit le genou, les vœux et les prières des peuples retentissent de toutes parts. » (Pierre de Blois)

« Ô nom plein de suavité ! Ô Marie ! Qui êtes-vous donc vous-même, si votre nom seul est déjà si aimable et si rempli de charmes ? » (bienheureux Henri Suzo)

« O Marie, votre nom est un parfum qui répand la suave odeur de la divine grâce. Qu’il descende donc sur moi, ce parfum céleste et qu’il pénètre jusqu’aux dernières fibres de mon âme ! » (Saint Ambroise de Milan, De institutione virginis et S. Mariae viirginitate perpetua, I, 13)

« Le nom de Marie chasse le démon et attire les anges » (Ste Brigitte de Suède † 1373)

Le nom de Marie est un nom de salut. Saint Éphrem l’appelle « la clef du ciel ».

« Le nom seul de Marie, met en fuite tous les démons… » (dit saint Bernard)

Ce n’est là qu’un faible écho de l’apologie du nom de Marie faite par les saints.


 

Méditation sur le Nom  de Marie d’Anselm Grün

« Le nom exprime quelque chose de la personne qui le porte ». Ainsi, les différents sens du nom de « Marie » dévoile divers aspects de la personne même de la Vierge. Elle est tout à la fois la Bien Aimée de Dieu, la Mère compatissante, et dans la nuit de notre condition humaine, elle est l’étoile qui éclaire et rassure. Nous allons méditer sur ces trois sens du nom de Marie en compagnie d’un saint qui a particulièrement aimé la Vierge Marie, saint Bernard.

Qui d’entre nous n’a jamais invoqué le nom de Marie sans avoir ressenti en soi s’infiltrer doucement une paix, même au milieu des soucis de la vie ? Cela, saint Bernard en a certainement fait l’expérience, lui qui a tant parlé de Marie. On peut penser qu’en écrivant sur la Vierge, il nous livre sa propre expérience de vie mariale. Ainsi, dit-il : « qu’on ne parle plus de votre miséricorde, ô bienheureuse Vierge, s’il est un seul homme qui se rappelle vous avoir invoquée en vain dans ses besoins. » Si la Vierge est la Bien-Aimée de Dieu, selon un des sens de son nom, alors, nos prières qui passent par elle ne peuvent qu’être reçues par le Père, ne peuvent qu’atteindre le cœur de Dieu puisqu’elles lui viennent par les mains de celle en qui il a mis toutes grâces. En retour, par ses mains, les mains de Marie, la miséricorde de Dieu nous parvient ; elle nous est donnée. Écoutons encore saint Bernard : « Nous, vos petits serviteurs, nous vous félicitons de vos autres vertus, mais nous nous félicitons nous-mêmes de votre miséricorde. Nous louons votre virginité, nous admirons votre humilité, mais pour les malheureux que nous sommes, votre miséricorde a plus douce saveur, plus précieuse valeur, elle revient plus souvent à notre mémoire, plus fréquemment dans nos invocations. »

En effet, par les mains de la Vierge, nous est donnée la Miséricorde en la personne du Christ, son enfant. Elle est la Mère de la Miséricorde, tout comme elle est la Mère de Compassion, autre sens de son nom. Si tant de bienfaits peuvent nous parvenir en nos vies, quand on invoque son nom, c’est bien sûr à cause du Christ, auquel elle est toute relative. Elle est là, près de Lui, comme à Cana, le cœur à la fois ouvert à nos détresses et tourné vers le Christ, lui murmurant : « Ils n’ont plus de vin » (Jn 2, 1). La sollicitude de la Vierge s’étend à tous, sans exception. Sa miséricorde se fait charité, se fait compassion. Alors, dit encore saint Bernard, « c’est ainsi que votre toute-puissante et très miséricordieuse charité se montre aussi magnifique dans sa compassion que dans son pouvoir secourable. »

Il faut croire au « pouvoir secourable » de la Vierge car elle est la Mère de celui qui peut nous donner tout secours. Encore une fois, elle est toute relative au Christ. Elle est sa première disciple, elle qui, avec d’autres, le suivait sur les routes de Palestine, elle qui retenait et méditait sa Parole pour la mettre en pratique, comme nous le laisse supposer ce passage de saint Matthieu : « Comme il parlait encore aux foules, voici que sa mère et ses frères se tenaient dehors, cherchant à lui parler. A celui qui l’en informait Jésus répondit : “Qui est ma mère et qui sont mes frères ?” Et tendant sa main vers ses disciples, il dit : “Voici ma mère et mes frères. Car quiconque fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là m’est un frère et une sœur et une mère. » (Mt 12, 46-50). En effet, qui plus que Marie a été attentive à la Parole de Dieu, elle, qui a donné au monde le Verbe éternel? Donc, certains de son « pouvoir secourable », comme nous y invite saint Bernard : « que notre âme altérée coure donc à cette source, que notre misère puise avec ardeur à ce trésor de miséricorde » qu’est la Vierge bénie entre toutes les femmes.

Nous voici maintenant arrivé au troisième sens du nom de Marie : étoile de la mer. On a besoin de repère dans la vie. On a besoin de sécurité. On a besoin de sens. À une époque où tout est flou, se mélange et se relativise, on a besoin d’accrocher nos vies à une étoile qui nous indique le bon chemin, le vrai chemin. La Vierge est cette étoile. L’invoquer, répéter son nom, égrener son nom au fil de nos journées nous garde, je le pense, dans la vérité de cœur, de paroles et d’actions, c’est à dire, que nos pensées, nos paroles et nos actions, selon notre pouvoir, veulent être en harmonie avec l’Évangile du Christ. Pour cela, nous avons besoin d’être aidés car nous sommes de pauvres pécheurs. On a besoin de lumière, d’exemple. La Vierge peut être cette lumière exemplaire puisque sa lumière ne vient pas d’elle mais de Celui qui est à la fois le Dieu vrai et l’homme en sa vérité même, le Christ qu’elle a porté et qu’elle a donné au monde. Son exemple donc, pourvu qu’on le regarde, peut influencer notre vie, notre comportement. Elle nous tire vers le vrai, vers le beau, vers le bon.

« Parlons un peu de ce nom dit encore saint Bernard, qui signifie « étoile de mer » et qui convient admirablement à la Vierge Mère. […] Elle est cette splendide étoile qui se lève sur l’immensité de la mer, brillant par ses mérites, éclairant par ses exemples. » Bernard nous invite à regarder la Vierge, à invoquer le nom de Marie, et cela, dans n’importe quelle situation où nous pouvons nous trouver. Quelles sont-elles ces situations que saint Bernard énumère ? Au cœur même des tentations de ce monde – tentations du pouvoir, du savoir et de l’avoir ; au cœur des épreuves physiques ou morales ; au cœur même de notre péché, il nous invite à invoquer le nom de la Vierge très sainte. Ainsi, « A toi qui te sens, loin de la terre ferme, emporté sur les flots de ce monde au milieu des orages et des tempêtes, ne quitte pas des yeux la lumière de cet astre si tu ne veux pas sombrer. Si le vent des tentations s’élève, si l’écueil des tribulations se dresse sur ta route, regarde l’étoile, appelle Marie. Si tu es ballotté par les vagues de l’orgueil, de l’ambition, de la médisance, de la jalousie, regarde l’étoile, appelle Marie….»

Saint Bernard ne nous invite pas seulement à regarder, à invoquer Marie, mais aussi à penser à elle, à graver son souvenir dans notre cœur, surtout dans nos tristesses, nos angoisses de toutes sortes, nos doutes peut-être : « Dans les périls, les angoisses, les doutes, pense à Marie, invoque Marie. Que son nom ne s’éloigne jamais de tes lèvres, qu’il ne s’éloigne pas de ton cœur. »

Mais il ne suffit pas pour saint Bernard d’invoquer le Nom de Marie, il faut aller plus loin, il faut aller jusqu’à mettre nos pas dans ceux de la Vierge, afin de suivre l’exemple de sa vie car on y puise la lumière, l’espérance, la force de rester dans le vrai. Ainsi, nous dit-il que « pour obtenir le secours de sa prière, ne néglige pas l’exemple de sa vie. En la suivant, tu es sûr de ne pas dévier; en la priant, de ne pas désespérer; en la consultant, de ne pas te tromper… »

Ainsi, en invoquant le nom de Marie, en le gravant dans notre cœur, en vivant selon l’exemple tout évangélique de sa vie, on fait petit à petit l’expérience que la Vierge est véritablement cette étoile qui oriente nos vies dans le sens de ce qui plait à Dieu, dans le sens de ce que Dieu désire pour notre vrai et durable bonheur.

Méditation à partir Des repères pour vivre les fêtes mariales, d’Anselm Grün, osb / Petra Reitz, Médiaspaul, 2001, p. 76-78


La fête du saint Nom de Marie

12 Septembre

La fête du saint Nom de Marie fut établie par le Pape Innocent XI, l’an 1683, en souvenir d’une mémorable victoire remportée par les chrétiens sur les Turcs, avec la protection visible de la Reine du Ciel. Cent cinquante mille Turcs s’étaient avancés jusque sous les murs de Vienne et menaçaient l’Europe entière. Sobieski, roi de Pologne, vint au secours de la ville assiégée dans le temps de l’octave de la Nativité de la Sainte Vierge, et se disposa à livrer une bataille générale. Ce religieux prince commença par faire célébrer la Messe, qu’il voulut servir lui-même, ayant les bras en croix. Après y avoir communié avec ferveur, il se leva à la fin du Sacrifice et s’écria: « Marchons avec confiance sous la protection du Ciel et avec l’assistance de la Très Sainte Vierge. » Son espoir ne fut pas trompé: les Turcs, frappés d’une terreur panique, prirent la fuite en désordre. C’est depuis cette époque mémorable que la fête du saint Nom de Marie se célèbre dans l’octave de Sa Nativité. Il était bien juste que le nom de Marie trouvât sa place, dans nos fêtes catholiques, à côté du nom de Jésus, le nom de Marie est un nom glorieux, un nom tout aimable, un nom salutaire. Les Saints se sont essayés à l’envi à retracer les merveilles du nom de Marie. La première gloire de ce nom béni, c’est qu’il fut inspiré par Dieu aux parents de la Vierge naissante et que l’archange Gabriel le prononça d’une voix pleine de respect; et depuis, toutes les générations chrétiennes le redisent à chaque instant du jour; le Ciel prononce à la terre ce nom si beau, et la terre en revoie au Ciel l’écho mélodieux: « Au nom de Marie, dit Pierre de Blois, l’Église fléchit le genou, les voeux et les prières des peuples retentissent de toutes parts. » « Que Votre nom est glorieux, ô sainte Mère de Dieu! s’écrie saint Bonaventure; qu’il est glorieux, ce nom qui a été la source de tant de merveilles! » – « O nom plein de suavité! s’écrie le bienheureux Henri Suzo. O Marie! Qui êtes-Vous donc Vous-même, si Votre nom seul est déjà si aimable et si rempli de charmes? » – « Votre nom, ô Marie, dit saint Ambroise, est un baume délicieux qui répand l’odeur de la grâce! » – Mais surtout le nom de Marie est un nom de salut. Saint Éphrem l’appelle la Clef du Ciel. « Le nom seul de Marie, dit saint Bernard, met en fuite tous les démons… » Ce n’est là qu’un faible écho de l’apologie du nom de Marie faite par les Saints.


Sermon de saint Bernard, Abbé

« Et le nom de la Vierge était Marie, » dit l’Évangile. Parlons aussi un peu de ce nom que l’on dit signifier étoile de la mer et qui convient parfaitement à la Vierge Mère. Celle-ci est fort à propos comparée à l’étoile ; car, de même que l’astre émet son rayon sans en éprouver aucune altération, ainsi la Vierge a enfanté un fils sans dommage pour sa virginité. Le rayon n’amoindrit pas l’éclat de l’astre et le fils de la Vierge n’ôte rien à l’intégrité de sa mère. Marie est donc l’illustre étoile qui s’est levée de Jacob et dont le rayonnement illumine tout l’univers ; sa splendeur brille dans les cieux et pénètre les abîmes, luit partout sur la terre fait sentir sa chaleur aux âmes plutôt qu’aux corps, favorise l’épanouissement des vertus et réduit les vices. Elle est, dis-je, la très brillante et remarquable étoile qu’il était nécessaire d’élever au-dessus cette mer profonde et vaste, étoile étincelante par ses mérites, lumineuse en ses exemples.

Ô vous, qui que vous soyez, qui vous sentez ici-bas ballotté au milieu des orages et des tempêtes, et non placé sur une terre ferme, ne détournez point vos yeux de cet astre plein d’éclat, si vous ne voulez pas être englouti par les flots. Si le vent des tentations se lève, si vous touchez les écueils des tribulations, regardez l’étoile, invoquez Marie. Si vous êtes secoué par les vagues de l’orgueil, de l’ambition, de la médisance, de la jalousie, regardez l’étoile, invoquez Marie. Si la colère, ou l’avarice, ou les séductions de la chair agitent le frêle esquif de votre âme, jetez un regard vers Marie. Si, troublé par l’énormité de vos crimes, confus de la laideur de votre conscience, effrayé des sévérités du jugement, vous vous sentez entraîné dans le gouffre de la tristesse, dans l’abîme du désespoir, pensez à Marie.

Dans les périls, dans les angoisses, dans les perplexités, songez à Marie, invoquez Marie. Qu’elle soit constamment sur vos lèvres, qu’elle soit constamment dans votre cœur, et pour obtenir l’appui de ses prières, ne perdez jamais de vue les exemples de sa vie. En suivant Marie, on ne s’égare point ; en la priant, on ne tombe pas dans le désespoir ; en pensant à elle, on n’erre point. Si elle vous soutient, vous ne tomberez pas ; si elle vous protège, vous n’aurez rien à craindre ; si elle vous accompagne, vous ne connaîtrez pas la fatigue ; sa protection vous conduira au terme et vous expérimenterez ainsi en vous-même avec quelle vérité il a été dit : « Et le nom de la Vierge était Marie ». Ce nom vénérable était déjà honoré depuis longtemps par un culte spécial dans quelques parties du monde chrétien ; lorsqu’une insigne victoire fut remportée à Vienne en Autriche, par le secours de la sainte Vierge Marie, sur le cruel sultan des Turcs, qui menaçait avec insulte de soumettre les peuples chrétiens à sa tyrannie. Le Pape Innocent XI, voulant donc perpétuer la mémoire d’un tel bienfait, ordonna que cette Fête serait célébrée chaque année dans l’Église universelle.


La fête du Saint Nom de Marie, rétablie par le bienheureux Jean-Paul II
Un refuge dans les épreuves

ROME, Lundi 12 septembre 2011 (ZENIT.org) – L’Eglise fête le 12 septembre le saint Nom de Marie, une fête inscrite dans l’octave de celle de la Nativité de la Vierge : elle a été rétablie en 2002 par le bienheureux Jean-Paul II, pour des raisons spirituelles et historiques. Les saints ont invoqué le Nom de Marie, comme saint Bernard, comme un refuge dans les épreuves.

A peu près un siècle après la défaite de Lépante (1571), les Turcs tentèrent de passer en Europe occidentale par voie de terre en 1683. Mahomet IV avait remis l’étendard de Mahomet à Kara Mustapha au début de 1683, en lui faisant jurer de le défendre au prix de sa vie si nécessaire.

Le grand Vizir était fort de 150.00 ou 300.000 hommes, selon les estimations, et il se promettait de prendre Belgrade, Buda, Vienne, de déboucher en Italie et d’arriver à Rome, « à l’autel de saint Pierre ».

En août 1683, un capucin italien et grand mystique, le bienheureux Marco d’Aviano, béatifié par Jean-Paul II, était nommé grand aumônier de toutes les armées chrétiennes.

La petite histoire voit en lui l’inventeur du « capucino », mais la grande histoire retient qu’il redonna courage à Vienne et réussit à convaincre le roi de Pologne de venir secourir la ville avec ses 40.000 hommes.

La ville était assiégée depuis le 14 juillet et sa reddition était une question d’heures. Le rapport de force n’était pas en faveur des troupes chrétiennes, mais Vienne se confiait à l’intercession de la Vierge et l’image de la Vierge était sur tous les étendards.

Sur le Kahlenberg qui domine la ville au nord, le P. Marco célébra la messe, servie par le roi Jan Sobieski devant l’armée disposée en demi-cercle. Le capucin prédit une victoire inouïe. Et au lieu de terminer en disant les paroles liturgiques : « Ite missa est », il cria : « Ioannes vinces ! » « Jan vaincra » !

Les troupes conduites par le roi de Pologne Jean III Sobieski et le duc Charles de Lorraine attaquèrent les Ottomans à l’aube du 11 septembre. Un soleil splendide éclairait les deux armées dont dépendait le sort de l’Europe. Les cloches de la ville sonnaient depuis le matin. Les femmes et les enfants priaient dans les églises, implorant l’aide de la Vierge Marie. Et le soir, l’étendard du grand vizir était tombé aux mains de Sobieski.

Le lendemain, il fit son entrée dans la ville en liesse, et vint assister à la messe et au Te Deum en l’église de la Vierge de Lorette à laquelle il attribuait la victoire.

Le pape Innocent XI aussi attribuait cette victoire à l’intercession de la Vierge. C’est en ex-voto qu’il institua alors la fête en l’honneur du Saint Nom de Marie.

La fête fut étendue à toute l’Eglise le 25 novembre 1683, et la Nativité de Marie fut fixée au dimanche suivant. C’est le pape saint Pie X qui a fixé la date au 12 septembre, jour anniversaire de célébration de la victoire.

La fête du Saint Nom de Marie avait disparu du calendrier romain en 1970 mais a été rétablie à cette date par le pape polonais, Jean-Paul II, dans l’Editio tertia du Missel Romain.

De nombreux saints ont honoré le Nom de Marie. Le grand saint Ambroise de Milan (+397) écrivait : « Votre nom, ô Marie, est un baume délicieux qui répand l’odeur de la grâce! »

Saint Bernard de Clairvaux (+1153 ) y voit un refuge dans le combat spirituel: « Le seul nom de Marie met en fuite tous les démons ».

Saint Bonaventure (+1274) prie ainsi la Vierge Marie : « Que Votre nom est glorieux, ô sainte Mère de Dieu ! Qu’il est glorieux, ce nom qui a été la source de tant de merveilles ! »

Et le bienheureux Henri Suzo (+1365) s’exclame : « O nom plein de suavité ! O Marie ! Qui êtes-Vous donc vous-même, si votre nom seul est déjà si aimable et si rempli de charmes ? »

Benoît XVI a recommandé l’invocation du Nom de Marie pour la conversion des baptisés lors de l’angélus du 12 septembre 2010 : « A la Vierge Marie, dont le Très Saint Nom est célébré aujourd’hui dans l’Eglise, nous confions notre chemin de conversion à Dieu ».

Le 12 septembre 2007, lors de l’audience du mercredi, le pape a souligné le lien de cette fête avec celle de la Nativité de Marie (le 8 septembre) en s’adressant spécialement aux jeunes : « Samedi dernier, nous avons célébré la fête de la Nativité de la Vierge, et aujourd’hui nous commémorons son saint Nom. Que la Céleste Mère de Dieu, qui nous accompagne tout au long de l’année liturgique, vous guide, chers jeunes, sur le chemin d’une adhésion à l’Evangile toujours plus parfaite ; qu’elle vous encourage, chers malades, à accueillir avec sérénité la volonté de Dieu ; qu’elle vous soutienne, chers jeunes mariés, dans la construction quotidienne de la cohabitation familiale, qui s’inspire du style de la maison de Nazareth ».

Anita S. Bourdin


Dans la liturgie aujourd’hui

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Nous avons les textes de la Messe votive du Saint Nom de Marie et le lectures.

Introduction de la messe votive du saint nom de Marie :

Dans cette messe, on rend gloire à Dieu le Père d’abord à cause du « Nom de Jésus », c’est-à-dire pour la personne de son Fils, sa puissance et sa mission de Sauveur : « son nom est le seul qui puisse sauver » (Préface, cf. Ac 4,12), « à son nom, tout être vivant tombe à genoux, au ciel, sur terre et dans l’abîme » (Préface, cf. Ph 2, 10). Ensuite on rend gloire à Dieu à cause du « Nom de Marie », c’est-à-dire pour la personne de la mère du Christ et sa mission dans l’histoire du salut ( cf. Préface) :

– c’est un nom glorieux, car, à l’instar de Judith, qui préfigure la Vierge Marie, « jamais la gloire que (Dieu lui a) donnée ne s’effacera de la mémoire des hommes » (Antienne d’ouverture, cf. Jdt 13, 20) ;
– un nom saint, car il désigne la Femme qui fut « pleine de grâce » ( Alléluia., cf. Lc 1, 28) et qui a « trouvé grâce auprès de Dieu » (Evangile, cf. Lc 1,30), pour concevoir et enfanter le Fils de Dieu ( cf. Lc 1, 3l) ;
– un nom maternel, car le Seigneur Jésus, « en mourant sur la croix, a voulu nous donner pour mère la mère qu’il s’était choisie, la Vierge Marie » (Prière après la communion), ce qui est un réconfort pour les fidèles qui invoquent son nom maternel ( Prière après la communion) ;
– un nom protecteur, car les fidèles dont les lèvres murmurent fréquemment le nom de Marie (cf. Préface) « regardent vers elle avec confiance comme vers une étoile brillante : dans le danger, ils l’invoquent comme une mère ; dans le besoin, ils cherchent en elle un refuge assuré » (Préface, cf. Prière après la communion). »

 

Textes en Italien de la Messe Votive du Saint Nom de Marie. (tiré du Missel des Messes Votives de la Vierge Marie)

Lectures de la Messe votive (en Italien)


DOM GUÉRANGER ~ L’ANNÉE LITURGIQUE
12 SEPTEMBRE
LE TRÈS SAINT NOM DE MARIE

Fête instituée par le Bx Innocent XI en action de grâces pour la victoire des armées chrétiennes sur les Turcs à Vienne en 1683. Elle fut fixée au dimanche qui suivait la Nativité de la Sainte Vierge. La réforme de Pie X, « libérant » les dimanches des fêtes de saints, l’a fixée au 12 septembre.

Et le nom de la Vierge était Marie (s. Luc 1, 27). Ce nom signifie étoile de la mer ; il convient pleinement à la Mère de Dieu. Comme l’astre émet son rayon, ainsi la Vierge enfanta son fils ; ni le rayon n’amoindrit la clarté de l’étoile, ni l’Enfant la virginité de la Mère. Noble étoile qui s’est levée de Jacob, et dont le rayon illumine le monde, resplendissant aux cieux, pénétrant l’abîme, parcourant toute terre ; il échauffe plus les âmes que les corps, il dessèche le vice et féconde la vertu. Oui, donc ; Marie est bien l’astre éclatant et sans pareil qu’il fallait au-dessus de la mer immense, étincelante comme elle l’est de mérites, nous éclairant des exemples de sa vie.

« O qui que vous soyez qui, dans le flux et reflux de ce siècle, avez conscience de marcher moins sur la terre ferme qu’au milieu des tempêtes et des tourbillons, ne détachez pas les yeux de l’astre splendide si vous ne voulez être englouti par l’ouragan. Si s’élève la bourrasque des tentations, si se dressent les écueils des tribulations, regardez l’étoile, appelez Marie. Si vous êtes ballotté par les flots de la superbe ou de l’ambition, si par ceux de la calomnie ou de la jalousie, regardez l’étoile, appelez Marie. Si la colère, ou l’avarice, ou l’attrait de la chair viennent à soulever la nef de l’âme, tournez vers Marie les yeux. Troublé de l’énormité de vos crimes, honteux de vous-même, tremblant à l’approche du terrible jugement, sentez-vous se creuser sous vos pas le gouffre de la tristesse ou l’abîme du désespoir ? pensez à Marie. Dans les dangers, dans l’angoisse et le doute, pensez à Marie, invoquez Marie.

« Qu’elle soit sur vos lèvres sans cesse, qu’elle soit toujours en votre cœur ; imitez-la, pour vous assurer son suffrage. La suivant, vous ne déviez pas ; la priant, vous ne désespérez pas ; pensant à elle, vous ne sauriez vous égarer. Soutenu par elle, vous ne tombez pas ; couvert par elle, vous ne craignez pas ; guidé par elle, nulle lassitude à redouter : celui qu’elle favorise arrive au but sûrement. Et ainsi expérimentez-vous en vous-même le bien fondé de cette parole que le nom de la Vierge était Marie[1]. »

Ainsi s’exprime aujourd’hui pour l’Église le dévot saint Bernard. Mais l’explication si pieuse qu’il donne du très saint nom de la Mère de Dieu, n’épuise pas le sens de ce nom béni ; complétant l’Abbé de Clairvaux, saint Pierre Chrysologue dit de même dans l’Office de la nuit : « Marie en hébreu signifie Dame ou Souveraine ; en effet, l’autorité de son Fils, Dominateur du monde, la constitue Souveraine, de fait et de nom, dès sa naissance[2]. »

Notre Dame : tel est bien le titre qui lui convient en toutes manières, comme celui de Notre Seigneur à son Fils ; base doctrinale de ce culte d’hyperdulie dont les honneurs sont pour elle seule, au-dessous de ce Fils qu’elle adore avec nous, au-dessus des serviteurs que l’angélique et l’humaine natures ont pour fin de donner au Dieu dont elle est la Mère. Au nom de Jésus tout genou fléchit (Philipp. 2, 10), au nom de Marie toute tête s’incline ; et bien que le premier soit le seul dans lequel nous puissions être sauvés (Act. 4, 12), le Fils ne souffrant pas d’aller jamais sans la Mère, ni le ciel ne sépare leurs deux noms dans ses chants, ni la terre en sa confiance, ni l’enfer dans son épouvante et sa haine.

Il était donc dans l’ordre de la Providence que le culte spécial de l’adorable nom de Jésus, dont Bernardin de Sienne fut au 15ème siècle l’apôtre, entraînât comme simultanément celui du nom de la Vierge très sainte. En 1513, une église d’Espagne, celle de Cuenca, célébrait la première, avec approbation du Siège apostolique, une fête particulière en l’honneur de ce dernier, alors que les instances de l’Ordre de saint François n’avaient point encore obtenu privilège semblable en ce qui concernait le nom du Sauveur : la mémoire de ce nom sacré incluse dans la solennité de la Circoncision, au jour où il fut donné par l’ordre du ciel, semblait suffire à la prudente réserve des Pontifes romains. Ainsi, et pour le même motif, en fut-il de nouveau, lorsque les fêtes spéciales des deux noms augustes passèrent du calendrier des églises particulières à celui de l’Église universelle : l’institution définitive de la fête du Très Saint Nom de Marie remonte à l’année 1683, celle de la solennité du Très Saint Nom de Jésus à l’année 1721.

Or, combien Notre Dame justifie son beau nom en participant à l’empire effectif, à la principauté militante du Roi des rois, c’est ce qui ressort des circonstances auxquelles nous devons l’allégresse de ce jour ; c’est ce qu’attestent et la ville de Vienne sauvée du Croissant contre toute espérance, et le Vénérable Innocent XI faisant de cette fête le monument de la reconnaissance universelle pour la libératrice de l’Occident. Mais il convient de laisser, sinon le récit, du moins une mention plus explicite de la glorieuse délivrance au douze septembre, dont elle fut l’honneur.

À LA MESSE

Dans l’Introït, avec l’Église, saluons la douce enfant dont le nom nous présage aujourd’hui la puissance ; tous les grands, rois, pontifes, séraphins, imploreront son sourire ; mais les vierges formeront sa suite bienheureuse (Psalm. 44), chantant le cantique qu’elles seules peuvent chanter (Apoc. 14, 3-4).

Introït

Tous les puissants de la terre imploreront votre regard. À votre suite viendront les chœurs des vierges, vos compagnes ; elles seront présentées au Roi dans la joie et l’allégresse. Ps. Mon cœur a proféré une parole excellente ; c’est au Roi que je dédie mes chants. Gloire au Père. Tous les puissants.

Joie des Anges, frayeur des démons, le nom de Marie protège l’homme contre les maux sans nombre de cette terre et le soutient dans la route qui conduit au ciel. Puisse la prière de l’Église, dans la Collecte, nous obtenir de mettre à profit pleinement un tel secours.

Collecte

Dans la joie que goûtent vos fidèles sous le Nom et la protection de la très sainte Vierge Marie, accordez-leur, Dieu tout-puissant, d’être délivrés de tous maux sur terre et de mériter de parvenir aux joies éternelles des cieux par son intercession maternelle. Par Jésus-Christ.

Épître
Lecture du livre de la Sagesse. Eccli. 24

J’ai comme la vigne donné des fleurs au parfum suave, et mes fleurs se transforment en fruits d’honneur et de gloire. Je suis la mère du bel amour, de la crainte, de la science, de la sainte espérance. En moi réside toute grâce de conduite et de vérité, toute espérance de vie et de vertu. Venez à moi, vous tous qui me désirez, et remplissez-vous de mes fruits ; car mon esprit est plus doux que le miel, ma possession l’emporte sur les plus exquises suavités. Ma mémoire vivra dans la suite des siècles. Ceux qui me mangent auront encore faim, ceux qui me boivent auront encore soif. Celui qui m’écoute ne sera pas confondu, et ceux qui travaillent pour moi ne pécheront pas. Ceux qui me font connaître auront la vie éternelle.

Toutes les complaisances du ciel, toutes les espérances de la terre, se fixent sur le berceau où Marie dort, tenant en éveil pour Dieu son cœur (Cant. 5, 2). La Sagesse s’applaudit (Eccli. 24, 1) : par la bienheureuse enfant d’Anne et de Joachim, les préférences que son amour avouait à l’origine du monde sont déjà justifiées ; à tout jamais ses délices seront d’être avec les enfants des hommes (Prov. 8, 31). Sa vigne de choix, la vigne du Pacifique, est devant nous (Cant. 8, 11-12), annonçant par ses fleurs embaumées la grappe divine dont le suc, exprimé sous le pressoir, fécondera toute âme, enivrera la terre et les cieux.

L’Église ne se lasse pas de revenir, au Graduel, sur la virginale maternité qui donna Dieu au monde et fit la grandeur de Marie.

Graduel

Vous êtes bénie et digne de toute vénération, Vierge Marie, qui, sans la moindre souillure, êtes devenue mère du Sauveur. V/. Vierge Mère de Dieu, celui que le monde entier ne saurait contenir s’est enfermé dans votre sein, s’y faisant homme. Alleluia, alleluia. V/. Après votre enfantement, ô Vierge, vous êtes demeurée pure : Mère de Dieu, intercédez pour nous. Alleluia.

Évangile
La suite du saint Évangile selon saint Luc. Chap. 1

En ce temps-là, l’Ange Gabriel fut envoyé de Dieu dans une ville de Galilée appelée Nazareth, à une vierge mariée à un homme de la maison de David, nommé Joseph ; et le nom de la vierge était Marie. Et l’Ange, étant entré où elle était, lui dit : Salut, ô pleine de grâce ! le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes. Elle, l’ayant entendu, fut troublée de ses paroles, et elle pensait en elle-même quelle pouvait être cette salutation. Et l’Ange lui dit : Ne craignez point, Marie : car vous avez trouvé grâce devant Dieu : voici que vous concevrez dans votre sein, et vous enfanterez un fils, et vous lui donnerez le nom de Jésus. Il sera grand, et sera appelé le Fils du Très-Haut ; et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; et il régnera éternellement sur la maison de Jacob ; et son règne n’aura point de fin. Alors Marie dit à l’Ange : Comment cela se fera-t-il ? car je ne connais point d’homme. Et l’Ange lui répondit : L’Esprit-Saint surviendra en vous, et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre. C’est pourquoi le fruit saint qui naîtra de vous sera appelé le Fils de Dieu. Et voilà qu’Élisabeth votre parente a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse : et ce mois est le sixième de celle qui était appelée stérile : car rien n’est impossible à Dieu. Et Marie dit : Voici la servante du Seigneur : qu’il me soit fait selon votre parole.

C’est ici la plus solennelle ambassade dont l’histoire angélique ou humaine ait gardé le souvenir ; elle montre en Marie ce qu’indique son nom, la Maîtresse du monde. Le plus haut intérêt qui puisse concerner l’humanité présente, passée ou future, les célestes hiérarchies, Dieu lui-même, s’agite entre le Très-Haut et la vierge de Nazareth exclusivement, comme ayant seuls titre, d’une part pour proposer, de l’autre pour accepter, des deux pour conclure. L’ange n’est qu’un messager ; l’homme est avec lui dans l’attente : Marie contracte avec le Créateur, au nom de l’homme et de l’ange comme au sien propre, au nom du monde entier qu’elle représente et qu’elle domine de sa suréminente principauté.

Salut donc à la Reine en son jour natal ! salut à Marie ! Qu’elle-même, au Sacrifice, présente pour son peuple à Dieu notre offrande.

Offertoire

Je vous salue, Marie, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes, et le fruit de vos entrailles est béni.

Obtenons que l’intercession de Notre Dame et la miséricorde divine éloignent de nous tout ce qui ferait obstacle à l’efficacité du Sacrifice préparé sur l’autel.

Secrète

Que par votre miséricorde et l’intercession de la bienheu­reuse Marie toujours vierge, Seigneur, cette oblation nous concilie paix et prospérité pour la vie présente et l’éternelle. Par Jésus-Christ.

Sous l’influence du breuvage des Mystères divins, félicitons la vigne auguste qui nous le promettait tout à l’heure en l’Épître.

Communion

Bienheureuses les entrailles de la Vierge Marie, qui ont porté le Fils du Père éternel !

La Postcommunion proclame l’universalité du patronage de Marie ; daigne le Seigneur nous accorder de l’expérimenter toujours !

Postcommunion

Nous venons, Seigneur, de goûter l’aliment du salut ; c’est en l’honneur de la bienheureuse Marie toujours vierge que nous avons présenté nos dons à votre majesté : accordez à notre prière d’éprouver en tous lieux sa protection sur nous. Par Jésus-Christ.

[1] Leçons du deuxième Nocturne de la fête, ex Bernard. Homil. 2 super Missus est

[2] Petr. Chrys. Sermo 142, de Annuntiat. Homélie du troisième Nocturne